Une allergie au nickel

Le dossier de ce mois présente les conséquences d’une allergie au nickel non « renseignée » chez une patiente opérée du genou et ayant bénéficié de la pose d’un matériel d’ostéosynthèse. Il pose à nouveau la question de la qualité du recueil et de la transmission des informations relatives à la prise en charge de chaque patient.
Frédéric FUZ, Médecin - SHAM, 06/08/2010

1 - Les faits

Patiente de 29 ans, sportive, souffrant de douleur au genou depuis près de deux ans, bénéficie, dans le cadre d’une chirurgie programmée, d’une ostéotomie de la tubérosité tibiale antérieure.

Les suites de l’intervention sont marquées par une fracture de ladite tubérosité sur les deux vis de maintien et justifieront une reprise chirurgicale à J+2.

Les douleurs persistant, des tests allergiques sont réalisés quatre mois plus tard, qui mettront en évidence une allergie importante de la patiente au nickel. Il est alors procédé à l’ablation des matériels d’ostéosynthèse et à leur remplacement par différentes vis en titane.

Une quatrième intervention sera pratiquée, dix mois plus tard, pour ablation des vis et excision de la cicatrice douloureuse.

La Commission Régionale de Conciliation et d’Indemnisation (CRCI), après expertise, rendra un avis concluant à la responsabilité civile du Centre Hospitalier.

A la demande de la patiente, l’ONIAM s’est substitué à l’assureur de l’établissement pour l’indemniser de ses préjudices.

Et c’est l’ONIAM, en raison du préjudice subi par la plaignante et qu’il a réparé, qui recherche la responsabilité du Centre Hospitalier et demande au Tribunal de condamner celui-ci à lui rembourser les sommes ainsi versées.


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