Le cuivre : nouvelle arme dans la lutte contre les infections nosocomiales

C’est une première en France, à Rambouillet, l’hôpital s’équipe de cuivre pour lutter encore plus efficacement contre les infections nosocomiales. S’appuyant sur les résultats d’études récentes, le cuivre et ses alliages devraient permettre de réduire de 40% le taux d’infections nosocomiales.

Des qualités antibactériennes reconnues

porte
   

Les services de réanimation et de pédiatrie de l’hôpital de Rambouillet sont depuis peu équipés de poignées de porte, barres de lits, mains courantes, plaques de propreté en cuivre et alliages de cuivre. Selon une étude américaine dont les résultats ont été présentés à la Conférence Internationale sur la Prévention et le Contrôle des Infections à Genève, l’utilisation de surfaces en cuivre permet de réduire de 40 % le taux d’infections dans les hôpitaux.

L’étude révèle que dans plus d’un cas sur 3, les infections hospitalières sont contractées par contact avec des objets et surfaces contaminées.

En éradiquant 90 à 100 % des bactéries, y compris les bactéries multi-résistantes (BMR) dont le staphylocoque doré résistant à la méthicilline (SARM), le cuivre s’érige comme une barrière de prévention de premier choix pour combattre les infections dans les hôpitaux, mais aussi dans l’environnement quotidien.

Un établissement précurseur

Le centre hospitalier de Rambouillet, s’équipant d’éléments en cuivre et alliages de cuivre antibactériens, devient le premier hôpital français à recourir au métal rouge pour lutter contre les maladies nosocomiales. L’installation dans les chambres et les espaces communs de poignées de porte, mains courantes, robinets, barres de lits, plaques de propreté et plateaux roulants labellisés Antimicrobial Copper, a débuté au mois d’août 2011. Des essais réalisés dans d’autres hôpitaux partout dans le monde ont fait preuve de très bons résultats. A Rambouillet, établissement déjà bien classé en matière de lutte contre les maladies nosocomiales, ce choix de prévention à la pointe des innovations aura valeur d’exemple pour en encourager d’autres à utiliser ce type de solution.

Un impact qui reste à mesurer

Se basant toujours sur des études scientifiques, l’établissement yvelinois affirme que dans plus d’un cas sur 3, et jusqu’à 80 % des cas, les maladies nosocomiales sont contractées ou transmises à la suite d’un contact avec des surfaces contaminées par des agents pathogènes. Cela montre combien il est crucial de conserver une hygiène irréprochable dans les hôpitaux. Grâce à leurs propriétés antibactériennes, le cuivre et ses alliages permettent d’abaisser la concentration bactérienne dans les services où ils sont utilisés. Conjugués aux protocoles d’hygiène les plus stricts, ils entrainent de ce fait une réduction radicale du taux d’infection.

L’impact du dispositif mis en place sur le nombre de maladies contractées dans les services équipés sera étudié avec une grande attention. Les premiers résultats devraient être disponibles au bout d’un an.

Métal recherché pour sa forte valeur économique, espérons que ce cette démarche innovante ne soit pas mise à mal par des actions malveillantes.

David FRITSCH
Ingénieur Gestion des risques

11/10/2011

Pour en savoir plus :
Le Centre d'Information du Cuivre : http://www.cuivre.org/
Le Centre Hospitalier de Rambouillet : http://www.ch-rambouillet.fr/

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