Le défaut de diagnostic, un motif majeur de condamnation aux USA

Selon une étude publiée dans le British Medical Journal - Quality & Safety, les erreurs de diagnostic figurent parmi les principales causes d’indemnisation par les compagnies d’assurances américaines.

Une étude menée à partir de la base de données nationale des praticiens américains

Cette étude menée par l’hôpital de Baltimore (John Hopkins Hospital) porte sur 350.706 dossiers d’indemnisation sur la période 1986 à 2010.
28,6% de ces dossiers de plainte avaient pour origine un problème de diagnostic : Absence de diagnostic (54,2%), retard de diagnostic (19,9%) et erreur de diagnostic (9,9%)
Le diagnostic erroné entraîne les conséquences les plus graves (40,9% de décès).

L’étude nous apporte également des informations sur les autres motifs de condamnation :

  • Erreurs de traitement : 27,2%
  • Erreurs chirurgicales : 24,2%
  • Erreurs obstétricales : 6,5%
  • Erreurs d’administration de traitement : 5,3%
  • Erreurs d’anesthésie : 3%

Le coût des erreurs de diagnostic sur la période arrive également en tête puisqu’il se monte à 38 milliards de dollars, soit 35,2% du montant global des indemnisations.

Vers un programme pour éviter l’erreur diagnostique ?
En conclusion de l’étude, les auteurs plaident pour une meilleure prise en compte de cette problématique dans les programmes d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. Quand bien même il est plus difficile d’éviter les défaillances intellectuelles que les défaillances de processus, l’erreur diagnostique ne doit pas être une fatalité.

Liens direct vers le résumé de l’étude :

http://qualitysafety.bmj.com/content/22/8/672.abstract?sid=1df357bd-da9a-448f-a82d-8ac5886fcf2a

David FRITSCH
Pôle Services Sham

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